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Samedi 31 octobre 2009
Encore une petite dernière avant le week-end, pour essayer d'en finir avec une pelote de pensées qui commence à m'encombrer la tête depuis cet article, et qui a pour origine cette phrase de Diderot:
"Tenez, mon ami, si vous y pensez bien, vous trouverez qu'en tout, notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus souvent revenus."

Phrase qui m'a conduit à conclure, deux articles plus loin, que les voies scientifique et bouddhiste se fixent un but semblable: nous mener vers une claire conscience des choses. Ce que j'esprimais de la sorte:

"Il y a plusieurs rayons sur la roue du Dharma."

Autrement dit, à la lumière du constat de Diderot, l'objectif de la voie bouddhisme, est un objectif "stable".


Pour faire une image moderne, et sans entrer dans les détails: le centre de la roue du Dharma vers où tous les rayons convergent peut être vu comme un attracteur étrange. Ce qui nous amène à ce curieux papillon de lorentz:

Et, je ne peux m'empêcher de penser, en contemplant cette image qu'elle aurait sans doute intéressé Lacan, si attaché à ses noeuds boroméens:
Il y a, en quelques lignes, beaucoup de sujets de méditation sur la nature de Bouddha et notre appréhension de la réalité, centré sur une sensibilité plus occidentale que celle qui nous est enseigné classiquement, mais je me suis déjà exprimé à ce sujet.

Sur ce, bon week-end et bonne digestion.
Hari

PS: Un horrible soupçon se fait jour en moi, dans ma voiture, sur le chemin de Port Bouet: et si ce que je prenais pour une preuve de stabilité de quelque chose qui m'est extérieur, n'était que le signe de ma propre parano, quelque chose qui tiendrait uniquement à mon discours ?

PPS: Et si, ce n'est pas un signe de ma propre parano, alors, l'existence d'une sorte de loi universelle (qui tiendrait par exemple à la notion d'inertie dans un sens très général) ne dénoterait-elle pas une parano bien plus essentielle que celle de ma modeste personne, celle de dieu?

PPPS: Mais dire que la parano est partout revient en fait à s'en dédouaner: si tout est parano, ce n'est plus un signe distinctif, discriminant, et se révèle de ce fait sans valeur informative.
Par Hari Seldon - Publié dans : Bouddhisme
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Samedi 31 octobre 2009
Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère iratatoi : par curiosité, je regarde aujourd'hui d'où me vient mon unique lecteur de cette semaine: et je tombe sur cette page, qui traite du Bouddhisme et de la physique quantique. J'y vois donc un prolongement des remarques que je faisais dans La Voie quantique. Il serait peut-être bien de faire un ratissage systématique de tout ce qui peut traîner ainsi sur la toile, il y aurait peut-être suffisemment de personnes intéressées pour amorcer une discussion ?

Qui sait, en tout cas, je lance l'idée.

Hari
Par Hari Seldon - Publié dans : Bouddhisme
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Vendredi 30 octobre 2009

En quoi les hommes actuels porteraient-il en eux les germes de la déchéance de  l’homo sapiens sapiens ?

C’était l’objet de mon précédent article, centré sur la recherche d’une cause fonctionnelle, découlant d’une loi de la nature; de l’ordre du discours scientifique.

 

Il est toujours très difficile de ce placer à ce niveau de discours lorsque l’on aborde un sujet qui nous touche de si près. Je ne sais trop pourquoi l’on pourra parler du pêché originel comme cause de la chute de l’homme, ou bien rejeter le darwinisme au nom de sa foi, sans faire rire alors que, même de nos jours, envisager l’évolution de notre espèce comme soumise au hasard et à la nécessité sent le soufre.

 

C’est sans doute pour cela que les propos de Diderot me semblent si rafraîchissants, pour moi qui vis dans un monde où les femmes se voilent et les hommes s’éclatent.

 

Or, me demandant d’où me venait la nécessité d’un tel article (ma perpétuelle rumination en boucle), la réponse évidente fût qu’elle me venait de cette relecture de l’entretien de Diderot et d’Alembert, faite quelque temps auparavant :

 

Car en effet, cette fameuse phrase écrite en 1769:

"Tenez, mon ami, si vous y pensez bien, vous trouverez qu'en tout, notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus souvent revenus."

Peut être vu comme une définition rigoureusement scientifique de l’état stable.

 

Tout ceci, virevolte entre Ockham et son rasoir, Fermat et Maupertuis pour arriver à Boltzmann qui, inspiré des travaux de Darwin, exercera à son tour une influence décisive sur le cercle de Vienne. Ce qui connote une filiation subliminale de Darwin à Turing, via Boltzmann ; autrement dit, des être vivants, au fonctionnement des machines symboliques, via la thermodynamique.

 

Et si j’insiste à ce point sur l’importance de cette approche de Diderot, qui va aboutir plus ou moins directement à la notion d’entropie et au 3ème principe de la thermodynamique, c’est que l’entretien part sur cette question:

D’Alembert :

- Je voudrais bien que vous me disiez quelle différence vous mettez entre l’homme et la statue, entre le marbre et la chair.

Diderot :

- Assez peu. On fait du marbre avec de la chair, et de la chair avec du marbre.

 

S’ensuit alors le détail des opérations par lesquels le marbre se fait chair. L’enchaînement est juste, et la démonstration, qui aurait mené son auteur au bûcher un siècle plus tôt, ou même de nos jours en certains pays, est savoureuse  et s’accompagne d’un doux parfum de liberté, mais nous laisse cependant sur un sentiment de manque.

En effet le marbre peut certes mener à la chair, mais il y de l’un à l’autre transformation d’énergie, complexification, passage de la quantité à la qualité, bref toutes questions qui ne peuvent surgir qu’après avoir digérer les concepts d’entropie et d’énergie.

 

Je n’avais pas noté, en écrivant l’article, le grand écart entre cette démonstration très datée siècle des Lumières, qui me poussait à parler de «choses si peu évidentes, surtout pour l’époque», et l’extrême modernité de la phrase de Diderot que je mettais par ailleurs en exergue. Phrase dénotant une posture intellectuelle conduisant directement à la notion de stabilité thermodynamique en physique d’où dérive celle d’homéostasie pour les êtres vivants.

 

C’est certainement en mitonnant doucement, que ce sentiment diffus d’un hiatus entre l’esprit de Diderot et les outils à sa disposition, a suscité mon dernier article.

 

J’avais envie, sans doute d’explorer ce devenir de l’homo sapiens sapiens, avec le même type d’arguments que ceux employés par Diderot. Il envisageait le passage du marbre à l’homme, de l’inanimé au vivant,  quand je m’intéresse au pas suivant. Et j’ai voulu, comme lui, utiliser des arguments minimalistes, toujours le rasoir d’Ockham.

Armé de ces nouveaux concepts d’inertie, d’énergie, d’entropie, qui se sont développés depuis Diderot, j’espère avoir respecté la rigueur de son approche, si, malheureusement, je n’ai pas la légèreté de son style.

 

Et pour finir, j’en reviendrais à cette remarque que j’ai tant ressassée, concernant la sècheresse de mon discours : tout compte fait je m’y tiens, je m’y retâte.

La voie scientifique, cette approche spécifique à l’Occident, permet à sa façon de limiter les distorsions que notre «Moi» imprime à notre conscience, ce qui n’empêche pas de suivre de conserve une autre voie spirituelle qui puisse nous mener à la contemplation de la vacuité.

Il y a plusieurs rayons sur la roue du Dharma.

 

Sur ce, bonne soirée à tous, c’est l’heure du jaune et les amis s’impatientent.

Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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Dimanche 25 octobre 2009
Je me suis toujours senti très proche de Theilhard de Chardin, de sa vision d’une évolution qui, passant par l’homme, au cœur de l’évolution, irait vers le développement d’une conscience de groupe: la noosphère.

Et quitte à devoir mettre un dieu quelque part, qu’il soit en Oméga, point d’achèvement de notre développement, procédant de la création, donc de nous, plutôt qu’en Alpha (quoique bien sûr ces repères temporels n’aient qu’un sens limité à la logique du discours qui nous porte (et «Le» porte dans la mesure où nous l’imaginons)).

Système un tant soit peu panglossien, où tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, se déroulant conformément au plan de dieu: la vie colle au verbe, la carte est le territoire, ce qui rend l’idée bien suspecte d’anthropomorphisme.

Essayons maintenant de relativiser notre position, de nous décentrer:

  • Et si nous n’étions pas sur la ligne générale de l’évolution ?
  • Et si nous nous révélions être une quelconque branche latérale du tronc principal de l’évolution, une espèce de cousin néanderthalien d’un être en devenir, plus proche que nous du pilum central de l’évolution?
  • Qu’est-ce qui serait, dans notre spécificité humaine, à l’origine de notre obsolescence ?
  • Par quel travers risquons-nous d’être disqualifiés ?

Partons de l’hypothèse que cette déchéance potentielle soit liée directement à notre spécificité d’homo sapiens sapiens. Pour être clairs : en atteignant une masse critique, notre cerveau a acquis des caractéristiques telles qu’un pas dans l’évolution a été franchi, évolution du même ordre que l’avènement des mammifères, ou que la création de la cellule vivante.
Alors, qu’est-ce qui, dans cette révolution, pourrait s’avérer à terme un handicap?
Notre capacité à faire des projections, notre capacité à imaginer ce qui demeure potentiel, passe par une prise de conscience de notre existence propre, de notre «être». Il faut bien, en effet, dans nos scénarii que nous nous mettions en scène, que nous nous représentions afin de tirer des plans pour guider notre action.

Entendons-nous, il ne s’agit pas là d’une quelconque nécessité philosophique, mais d’un problème pratique, lié à la théorie de l’information comme au respect des lois thermodynamiques. En informatique, par exemple, à partir d’une certaine complexité des programmes, on passe à la programmation orientée «objet». C'est-à-dire que dans un tel programme, l’objet réel dont on s’occupe est représenté par une chimère, réduite à une collection de caractéristiques manipulables par le programme.
Dans le cas de l’Homme, cette chimère devient tellement complexe qu’elle a pris conscience d’elle-même (la représentation se représente).

Ceci nous a permis d’assurer plus efficacement que tout autre animal notre subsistance, de mieux nous protéger, et même de prolonger notre espérance de vie. Et cet imaginaire, nous le transmettons de génération en génération, nous le capitalisons, le filtrons, l’agrégeons jusqu’à former, au fil du temps, la structure symbolique propre à notre langage. La sécurité acquise permet de pérenniser la transmission de notre patrimoine génétique (ce qui justifie notre succès au creux de notre niche écologique) et ce processus développe corrélativement une dimension culturelle qui finit par définir l’Homme autant que ses gènes.

Mais il arrive que cette constitution du «Moi», corolaire d’un meilleur investissement de l’espace et du temps, gauchisse quelque peu notre conscience individuelle et collective de l’environnement. Car pour faire rentrer dans notre tête l’image d’un monde quasi infini et des périodes de temps couvrant des millénaires, il faut bien synthétiser l’information, élaborer des concepts, bref, passer de l’observation directe du réel, à l’utilisation presque exclusive de représentations. Et c'est là que le bât blesse car, comme dit Lacan, le Moi est par essence une structure paranoïaque.

Notre personnalité, de l’ordre de l’Imaginaire, désinvestit alors facilement le Réel pour s’inscrire dans le Symbolique, ce qui correspond dans un premier temps à une baisse des besoins énergétiques : il faut moins d’énergie pour prier dieu que pour cultiver un champ de patates, tous les curés et autres mollahs du monde vous le diront.
Mais ce gain (réel pour quelques uns) est vite illusoire au niveau du groupe, car ce «gauchissement» de la conscience entraine une certaine inefficacité globale de nos actions.
Nous en venons à des dérives propres à l’espèce humaine : la tentation de nous en remettre entièrement à notre imaginaire pour guider notre existence.

A ce point de développement, tout peut alors advenir, les hommes donnent plus de valeur aux signes (tels l’argent) qu’au vécu et même, pourquoi pas, suppriment leurs semblables en particulier (réels) par amour du prochain en général (symbolique). L’histoire retiendra que durant la guerre froide, nous avons frôlé l’anéantissement de l’espèce par l’usage de la force nucléaire. Je ne parle même pas des dysfonctionnements écologiques que nous avons générés, tout le monde les a en tête.

Vous voyez alors que cette chasse aux Darwin Awards à laquelle nous sommes prédisposés, peut mener à l’extinction pure et simple de notre espèce, pour peu que nous n’y prenions garde.

Si nous situons à ce point particulier de notre spécificité la cause probable de notre déchéance potentielle, quel pourrait être, à contrario, le trait distinctif de cet être en devenir attendant notre extinction pour s’exprimer ?
Notre imaginaire, notre personnalité gauchissent et faussent nos représentations du monde, source d’une déperdition d’énergie venant de l’inefficacité des actions qui en résultent.
Donc, d’un point de vue strictement thermodynamique, un homme centré sur son «Moi» sera plus énergivore qu’un être détaché de la satisfaction de besoins «Imaginaires» au sens le plus lacanien du terme. Or s’il est une constante dans l’histoire de l’évolution, c’est que seules les espèces les plus efficaces, c'est-à-dire les mieux adaptées à leur environnement, survivent. A ce sujet, il n’y a aucune illusion à entretenir quand à notre possibilité de consommer sans limite sur un territoire fini (la Terre) : les gloutons sont voués à la réforme.

Il me semble donc que ce devrait être un être ayant bâti, grâce à la capacité intellectuelle et culturelle acquises (considérant qu’un pas qualitatif dans l’évolution a été franchi par l’Homme), une claire conscience (non gauchie par son «Moi») de son environnement ce qui passe par l’expérience vécue de la vacuité dudit «Moi».

Vous m’avez sans doute vu venir avec mes gros sabots : je me demande en fait si la bouddhéité n’est pas le prochain stade de l’évolution. Tout au moins, en ce qui concerne notre niche écologique, confinée pour l’instant à l’espace très limité de notre système solaire, au-delà commence l’aventure.




Mais celle-ci n'est pas pour nous, malheureusement!

Sur ce, bon week-end.
Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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Vendredi 11 septembre 2009
Voyez comment vont les choses : Nous avons ici, sur le chantier un problème de délai. La chose était prévisible depuis déjà longtemps, en termes d’organisation. Mais cela c’est précisé en août. Nous avons donc fait des relances, et, depuis deux semaines, nous avons vraiment secoué le cocotier.
La date d’achèvement des travaux, fixée au 15/10, avait commencé à glisser vers la fin octobre, et de plus, le metteur à service y allant de ses propres prévisions, en rajoutait une couche.
Bref, tout risquait de partir en vrille. Alors, sortant un peu de notre rôle passif de client, nous avons tiré quelques ficelles pour accélérer la machine et, tout le monde s’y mettant, la date visée se rapproche du début octobre pour, sans doute (compte tenu des aléas), revenir en final au 15, sorte de balancement qui me fait penser que cette date est assez probable au sens où nos pronostics tournent autour.
Me revenait alors en tête cette phrase, que j’ai souvent méditée lorsque je m’occupais de mesurer la stabilité des groupes humains :
"Tenez, mon ami, si vous y pensez bien, vous trouverez qu'en tout, notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus souvent revenus."
Poussé par la curiosité, je vais alors sur internet pour retrouver le fameux dialogue entre Diderot et d’Alembert
Quel enchantement ! S’il est une ville où je me sente chez moi, c’est sans doute Paris, s’il est un siècle où je me sens à l’aise, c’est sans doute celui des Lumières.
Quel esprit, quelle lucidité, quelle légèreté dans l’expression de choses si peu évidentes, surtout pour l’époque.

Et, bien sur, je me ne peux manquer de faire des rapprochements encore et toujours avec Lacan.
Lorsque Diderot parle de clavecins, vibrants, pour parler de la mémoire, je pense au schéma initial de Lacan:.
Lorsqu’ayant conçu cette mémoire comme une vibration (et le principe de mort ou de répétition, n’est-il pas lui-même une vibration ?), il dit :
«Sans cette mémoire il n’aurait point de lui, puisque, ne sentant son existence que dans le moment de l’impression, il n’aurait aucune histoire de sa vie.»
ne retrouvons-nous pas ici la discussion de Lacan sur la conscience ?

Et la question de d’Alembert n’est-elle pas d’un psychanalyste :
"Et si vous y regardez de près, vous faites de l’entendement du philosophe un être distinct de l’instrument, une espèce de musicien qui prête l’oreille aux cordes vibrantes, et qui prononce sur leur consonance ou leur dissonance".

Et puis je trouve que les clavecins en question ressemblent à bien des égards aux robots dont parle Lacan :
"Ainsi donc, si ce clavecin sensible et animé était encore doué de la faculté de se nourrir et de se reproduire, il vivrait et engendrerait de lui-même, ou avec sa femelle, de petits clavecins vivants et résonnants.»

Hier en parlant des différences culturelles, j’en étais venu à proposer à un collègue la lecture des Mots et des Choses
 (ma théorie étant que la culture africaine en est au stade médiéval, c'est-à-dire fondée sur les symboles , leur correspondances et leur circulation), ainsi que le Traité de l’efficacité pour prendre du recul par rapport à notre propre culture occidentale.

Ce retour en force de considérations philosophiques dans le champ du travail quotidien indique qu’il est temps pour moi de prendre un peu de vacances...
Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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Jeudi 16 juillet 2009

Publier mon dernier article sur le blog n'a fait que remettre en marche la machine à cogiter.

Lorsque je souhaite, voir 1000 ou 100.000 collectifs comme KURTRAJME Production essaimer en France, il faut préciser mon attente. De fait, il y a des millions de regroupements en France qui quadrillent et structurent le pays : 1,1 millions d’associations, 3,3 millions d’entreprises, 36.000 communes, 25 millions de foyers etc…

Ce qui est précieux dans le collectif  KURTRAJME, c’est l’émulation entre les membres. Il y a une effervescence, une dynamique un peu comme dans une culture de cellules souches. C’est une sorte de vivier.

La plupart de nos compatriotes vont à l’école, se font des copains, mais peu finissent par faire du cinéma, ou du théâtre, ou lancent des fusées dans le ciel, ou éditent Charlie Hebdo, ou créent Médecins sans Frontières ou … tant d’autres choses.

En regardant autour de nous, il semble bien que le succès d’un projet, d’une vie ou d’une idée tienne à de telles rencontres. Question de chance, de hasard.
Or, pour favoriser le hasard, il faut multiplier les chances de contacts.
En conséquence, ces viviers seraient essentiellement un phénomène urbain (je vous épargne tout rapprochement avec une caractérisation d’une société par le calcul d’une dimension fractale, voir ici à ce sujet).
Ce qui nous conduit à une certaine «tension» nécessaire dans la société :

  • - notre survie passe par une dilution de la population vers la campagne (baisser la densité de population pour limiter les nuisances et les concentrations d’énergie ou de polluants),
  • - notre avenir passe aussi par l’innovation (tout au moins dans une conception européenne du développement), ce qui passe par l’urbanisation (sans oublier internet).

Je ne pense pas que l’on puisse dépasser cette tension grâce au seul développement d’internet. Il y manque l’imprévu, la richesse, le côté charnel des véritables rencontres qui ne se font qu’à la ville. Et c’est peut-être la grosse difficulté que rencontre le mouvement écologique: leurs propositions sont, par essence peu bandantes. Il faudra plus d’un Daniel Cohn-Bendit pour rendre celles-ci attrayantes !!!

Je me demande dans quelle mesure cette contradiction (nécessaire) ne rejoint pas le fameux et controversé concept de « France à deux vitesses » de Lionel Stoléru.

En parlant de regroupement, il me faut vous laisser: j'ai rendez-vous sur la route de Bassam, dans un petit maquis en bord de mer, pour fêter le départ d'un collègue. Au programme: kédjénou de poulet et carpe de mer, mais que ceci reste entre nous.

Et dire qu'elles croient que nous sommes là pour le plaisir..
Hari.
Par Hari Seldon - Publié dans : politique
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Mardi 14 juillet 2009
Pas mal de bribes de discours tournent dans ma tête en ce moment, et puis, ce matin une idée se scotche à moi: il y a une parentèle entre la falsification de Popper et l'instinct de mort de Freud (expliqué par Lacan, toujours).
Le symbolisme se résume à la capacité d'indiquer ou non quelque chose, le symbole représente, mais pourrait tout aussi bien ne pas représenter, passer d'un état à l'autre, et cette mutation potentielle (le livre des mutations, le Ki king!) est la marque du symbolique.
Dans le domaine scientifique, une théorie est acceptable tant qu'une expérience, ou un raisonnement ne prouve pas sa fausseté. Toute théorie est donc éminemment symbolique, car malgré sa prétention à représenter la réalité, elle est toujours potentiellement fausse.
Ce qui revient à dire que la science est par essence un langage, c'est peut-être trivial, mais fixe bien son statut de praxis au sens Lacanien du terme. A savoir une manière de traiter le réel par le symbolique. La science n'a pas valeur de vérité, et n'est pas sur le même terrain qu'une religion.

Doit-on s'étonner d'une telle rencontre entre Popper et Freud, qui tous deux ont tourné autour du cercle de Vienne. Sans y participer activement, au moins en eurent-ils quelques échos.

Ce qui rejoint par un biais insolite des réflexions que je me faisais hier en regardant une émission sur KURTRAJEME Productions.
J'étais impressionné par la vitalité qui se dégageait de ce collectif, et je faisais un rapprochement avec la troupe du Splendid, celle du café de la Gare de Romain Bouteille et puis, en remontant le temps, celle d'Hervé Villard à Avignon.
Je recherchais d'autres exemples de tels groupes sources d'un jaillissement d'idées. Je pensais alors au clan Curie pour l'aventure française de l'énergie atomique, à l'école de Copenhague pour la théorie quantique, et d'autres encore, qui arrivent en foule: le groupe Dada, les Surréalistes, et les peintres du Bateau  Lavoir, Montparnasse et finalement, le Cercle de Vienne, pour commencer le XXème siècle.

Un domaine de recherche intéressant serait sans doute d'expliciter les conditions d'éclosion de tels tourbillons germinatifs, pour en faire éclore 1000 ou 100 000 dans nos écoles, sur nos places publiques, à l'université comme dans le 93. Que la France bouge enfin son cul.

Et moi-même ne vais pas tarder à me lever, c'est l'heure de l'apéro, autre lieu de regroupement, mais là, on tombe dans les brèves de comptoir !
Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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Vendredi 12 décembre 2008

Le bouddhisme apprend à être attentif au monde,  à recevoir nos leçons des circonstances, des évènements les plus quotidiens. Il est dit que si l’on y est attentif, Bouddha, pour nous conduire à l’éveil, peut se manifester sous n’importe quelle forme.

Me vient en mémoire cette histoire zen:

Un moine commence sa leçon, lorsqu'un oiseau se pose à la fenêtre et se met à chanter. Son chant est si mélodieux que le maître se tait, tous écoutent en silence, puis l'oiseau s'envole. Le maître dit alors que la leçon est terminée.


Il me semble, mais l’impression est aussi évanescente qu’un rêve au réveil, qu’il m’a été donné il y a peu de recevoir une telle leçon.


Depuis l’été, j’avais décidé et payé ma participation au grand festival Kadampta, qui c'est tenu début novembre à Paris. Occasion surtout de voir, pour sa dernière apparition publique hors d’Angleterre, le Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso. A ce désir, s’ajoutait d’autres intérêts personnels, qui faisaient de ce séjour à Paris à cette date particulière, quelque chose de très précieux.

Or, depuis septembre, j’étais très occupé sur le chantier d’Abidjan, et j’avais renoncé à ce voyage. J’avais également renoncé à assister un peu avant cet évènement aux essais d’un transformateur à Zagreb, laissant le soin d’y assister à d’autres. Mon renoncement était donc complètement assumé, bien que j’en fusse désolé.

Cependant, et je ne sais pourquoi, quelque chose me disait que je serais à Paris à cette date.

Pour garder trace de ce sentiment, je me suis même ouvert de cette certitude à certains "autres intérêts personnels" cités plus haut; histoire d’avoir un témoin.

Et puis, le jeudi, le transformateur en question présente une avarie, qui m’oblige à aller à Zagreb, et dans la foulée, m’a donné l’opportunité d’assister en partie au festival etc…


Vous me direz qu’il n’y a là rien de bien extraordinaire, et c’est parfaitement vrai : simple histoire de circonstances et de hasard. Mais là n'est pas l’important.


Ce que je voudrais approfondir c’est, pendant le temps de ce festival, ce sentiment vécu d’être «en phase», d’être en harmonie avec le moment, dans le sens du courant. De ne pas «être» face aux évènements, mais faisant partie d’une trame. Ni gai ni triste, juste là, sensible à la vibration du moment. Je n'ai pas considéré la situation comme un voeu exaucé, manière détournée d'imposer ma volonté aux circonstances, (je n'ai pas souhaité cette avarie, en fait) mais comme une harmonie: j'étais là où il fallait, point barre. Toute autre disposition aurait été "tordue" en quelque sorte.

En ces circonstances "apaisées", j'étais plus attentif, sensible, qu'à l’ordinaire.

En cette occasion, j’ai recueilli comme signes certaines paroles qui furent dites, tel un banal conseil de lire un livre - donné en passant, hors de propos, presque, par notre responsable de centre Mahayana de Nouméa revu à cette occasion - que je reçu comme un indice précieux.

J’ai compris alors ce que je venais d’entendre de Guéshé Kelsang Gyatso: Bouddha peut être présent dans le geste le plus futile, mais il faut y être attentif pour le capter.


L’image que j’ai de mon sentiment d'alors, est celle d’une surface d’eau calme. J’ai ressenti  furtivement à quoi doit ressembler la contemplation de la vacuité.

Il faut se calmer pour aiguiser sa sensibilité au Monde. On ne goute pas un grand cru sur un quai de gare bousculé par la foule, mais plutôt à l’ombre dans un chai, entre amis.


Image qui me renvoie à Lacan, pour qui la conscience est une telle surface réfléchissante, perturbée, gauchie par notre «Moi». Et je retrouve encore cette grande proximité conceptuelle entre Lacan et le Bouddhisme. Et je comprends l’utilité qu’il y a à «décrocher» de son «Moi»; à liquider au mieux toutes les petites saletés, petites lâchetés quotidiennes qui nous raccrochent par les basques et nous scotchent au Monde. Pour mieux voir, sentir, aimer, il faut se détacher.


C'est finalement assez bien que ce blog reste là tranquillement ignoré, blotti  douillettement au fin fond d'Overblog: il me sert de carnet de route, presqu'un journal intime (presque).


Ami du hasard, bonsoir.


Hari

Par Hari Seldon - Publié dans : Bouddhisme
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Jeudi 4 septembre 2008
Ouf, après presque 2 ans, j'ai enfin terminé la lecture du tome II du séminaire de Lacan, plus que 23 et j'ai fini.
Mais je n'ai certes pas fini d'y revenir, car quelle leçon!

La fin du livre en particulier, là où il se lâche un peu sur sa définition du symbole, mérite le détour. Et il y insiste encore sur son rapprochement avec la cybernétique.
Laissons de côté toute l'approche pédagogique pour arriver au coeur de sa réflexion; tout symbole peut se résumer à une série de 0 et de 1 ou mieux: au passage possible de l'un à l'autre. Et cette faculté de passer de l'un à l'autre est proprement l'essence du symbole. Autrement dit lorsque je pose le symbole "1", c'est qu'en creux, ce symbole pourrait être "0". Le symbole marque une place potentielle, ce qui permet le jugement, le jeu, en bref l'humain.



L'ordre du symbolique, c'est l'ordre de la scansion, de la rupture de la succession des états.







Le réel, quand à lui, est "plein". Les objets "sont", point barre. Ils n'ont aucune tension, aucune urgence, aucun coup à jouer. Le joueur d'échecs par exemple cherche à avoir le "trait", c'est à dire le coup d'avance sur l'Autre qui lui permettra de survivre. La réalité, elle, s'en moque, comme les
pépins dont parle Prévert.



C'est en ce sens qu'au-delà du principe du désir (qui en gauchissant notre conscience du réel produit notre imaginaire) la possibilité du vide propre au symbolique est cet instinct de mort dont on s'inquiète tant. L'idée de ma mort, c'est bien cette peur que j'ai de ne plus être et nous sommes bien là dans le domaine du symbolique, puisqu'au niveau du réel ceci n'a aucun sens: dès l'instant où "je" meurt, "je" ne peux être dans aucun état, puisque "je" n'existe plus.
Et cet instinct de mort est fondamentalement lié au principe de répétition puisque la notion même de "répétition" qui implique la possibilité de changer d'état, ou d'évoluer, est équivalent à la possibilité que "1" succède à "0".

On voit par là comment, par des considérations complètement hors de la cybernétique, Lacan retrouve pratiquement le fondement de la machine de Turing !
Extraordinaire rapprochement !

Et cette lecture m'amène à reprendre le second article de ce blog où j'envisageais la possibilité à la fois d'être et de ne pas être. Je posais alors la question de savoir si Dieu pouvait être et ne pas être.
A la lumière de ce qui précède, la réponse évidente serait que Dieu soit symbole.

Ce qui, je vous l'accorde bien volontiers, ne résoud rien.

Sur ce, bonne digestion (mangez des pommes) et au plaisir (de Dieu bien sûr!).

Hari
Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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Lundi 4 août 2008


Voyez comment vont les choses, au moment précis d'écrire le titre de cet article, ma plume a langué et ce titre là m'est venu au lieu de celui-ci "l'Oedipe de Colone", censé couronner un petit texte pondu ce dimande (ils me paraissent un peu long ces temps-ci).
Bref, voici le morceau de bravoure en question, qui me vint à la lecture de 2 pages de "Le Moi dans la théorie de Freud":


Nous en sommes au point où Lacan essaie d’amener son auditoire à concevoir ce que Freud entend par «au-delà  du principe de plaisir» et en quoi la pulsion de répétition peut être comprise comme principe de mort, quoique le mot même puisse porter à confusion.
Lacan revient sur le mythe  d’Œdipe et s’attarde sur sa fin, une fois son destin accompli, sa mort à Colone.

L’idée c’est qu’au-delà de la parole qui porte le sujet, il n’y a rien. Ce qui s’illustre dans Œdipe par le fait qu’une fois son destin accompli, une fois qu’il a déroulé le fil de la parole qui le porte, qui l’exprime, qui le défini, il n’est que vide. Lacan met en exergue cette parole d’Œdipe, à cette période de sa vie :

« Est-ce que c’est au moment où je ne suis rien que je deviens homme ? »

C’est là, nous dit-il, que commence l’au-delà du principe du plaisir. Ce que le chœur antique commente ainsi:
« Mieux vaut en fin de compte n’être jamais né, et si l’on est né mourir le plus vite possible.»

N’est-ce pas là une thématique qui présente quelque résonnance rendant accessible à l’occidental que je suis, certaine approche bouddhiste.

Il y avait déjà l'dée suivante à laquelle j’étais parvenu: le Moi qui se développe sur le principe du plaisir, en réaction au monde (au Samsara en terme bouddhistes) me rend malheureux. Malheureux pour ainsi dire de façon mécanique, parce que je m’attache aux images qui fascinent mon attention. C’était du domaine de l’imaginaire.

Mais là nous sommes ailleurs, dans le domaine de la parole, du symbolique. Et ce qui est dit, c’est qu’au-delà, lorsque j’arrête de tourner comme un hamster dans ma cage, il n’y a rien et que je meurs.

Et Lacan cite ces propos de Freud :

«Ne croyez pas que la vie soit une déesse exaltante surgie pour aboutir à la plus belle des formes, qu’il y ait dans la vie la moindre force d’accomplissement et de progrès. La vie est une boursouflure, une moisissure, elle n’est caractérisée par rien d’autre que par son aptitude à la mort».

La vie, continue Lacan, c’est cela – un détour, un détour obstiné, par lui-même transitoire et caduc et dépourvu de signification.

Une petite musique dans ma tête:

              «[...] La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur
   Qui, son heure durant, se pavane et s’agite
   Et puis qu’on n’entend plus : un histoire contée
   Par un idiot, pleine de bruit et de fureur
   Et qui ne veut rien dire. […]» (dans Macbeth)

Cette voix (voie) qui s'élève et que l'on suit, au cœur de l’Occident, est ce que nous avons de plus précieux à livrer au Monde. Une démarche de plus de 2500 ans pour nous délivrer des dieux. Ce nettoyage de longue haleine correspond, dans son mouvement actuel, à un détachement progressif et conscient de cet humanisme (bonjour Foucault!) surgi dans nos représentations au siècle des Lumières et qui fût pour un temps la respiration nécessaire à ce vaste mouvement.

Cette démarche ne doit pas rester une simple prise de conscience intellectuelle et je comprends bien qu’une analyse me soit indispensable.
Une fois le pas franchi, et j’anticipe sur ce nettoyage personnel qu’il me faudra entreprendre, il y a quand même dans le propos de Lacan le mot «obstiné» qui subsiste. Mais, qu’est-ce donc qui peut bien s’obstiner ainsi ?


On voit par là que la pièce n’est pas jouée.

Revenons à nos bouddhistes : il y a dans la contemplation de la vacuité différents niveaux: l'illumination se fait par paliers, comme l'enseignement lui-même (Bouddha fait tourner la roue du Dharma pour aider le diciple à entrer dans le discours; belle figure de répétition obstinée, pour dire qu'il doit "con/prendre" la voix pour entrer dans la Voie).
Je pense que ressentir effectivement la vacuité du «Moi» reste au niveau dit «subtil» et qu’au-delà, l’expérience de la vacuité du «Je» s’apparente à l’exercice porté au niveau «très subtil». Et l’on pourrait réécrire ainsi la phrase d’Œdipe :

«Est-ce que c’est au moment où je ne suis rien que je deviens Bouddha ?»

 Il y a d’autres rapprochements à faire encore : dans le cycle (encore des répétitions) de ses méditations, le bouddhiste doit se convaincre de la souffrance des renaissances dans des règnes inférieurs (j’avoue que sur ce point j’ai le plus grand mal à suivre). Or, les images de la mort que donnent Freud comme Lacan me semblent pour un occidental, plus repoussantes que celles des bouddhistes. Lorsque Freud ressent la mort, dans son rêve sur l’injection d’Irma, ou lorsque qu’il l’évoque comme une «boursoufflure, une moisissure», ce sont là des images qui me choquent plus que d’imaginer des enfers de lames de rasoirs ou autres charbons ardents. En ce sens une approche occidentale de la tradition bouddhiste ne semblerait pas inutile à sa pratique.

Mais le iatus entre la théorie psychanalytique et le bouddhisme, c’est bien cette notion bouddhiste d’incarnation d’un «quelque-chose», soumis aux lois de l’inertie -le karma- (ce qui entre parenthèses reste très freudien) sans début ni fin et dont on se demande bien par quelle nécessité il est obligé de (il s’obstine à) prendre les formes successives qui l’incommodent tant.


Gardons le moral et haut les coeurs,
Hari


PS 1: j'ai un doute: en parlant de cet Oedipe qui déconne, je me demande si ce n'est pas moi, qui me suis vu à sa place, en position de déconner ?
L'idiot du jeu ?
Ne me faites pas dire qu'en me prenant pour l'idiot dont parle Macbeth, je me prenne pour dieu, car là c'est grave docteur !
L'analyse va devenir une nécessité thérapeutique, vous allez voir !

PS 2: Je relis aujourd'hui ce texte "
Un deux trois soleil", dans lequel, je parlais déjà du principe de répétition, il y a plus d'un an et je me rends compte que moi-même, je tourne toujours autour des mêmes idées, parfaite illustration d'une pulsion de répétition à l'oeuvre. Ce qui change d'un texte à l'autre, c'est d'avoir fréquenté entre temps quelques bouddhistes, et peut-être mieux appréhendé la différenciation Symbolique / Imaginaire.
Ce retour sans fin s'étend à toute la cosmologie (voir l'article"Hic et Nunc") où je reviens sans cesse sur les mêmes traces, même après de longues périodes...

PS 3: En relisant le PS 2, j'ai l'image des Dupondt (deux idiots...) tournant en rond sur la Lune et retombant sur leurs pas.
Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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